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Âme soeur

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Âme soeur

Âme soeur 

Mon esprit se confond
Avec le sien
Je l'appelle, elle répond
Au nom du lien

Qui nous unit
Sur le même plan
Dans cette vie
Après, avant
 
De mourir, de naître
En ce monde obscur
Où seul paraître
Sert de mesure,

Etoile jumelle
De mon existence
D'entité rebelle
Aux idées intenses,

Mon âme soeur
Toujours m'accompagne
Vers les hauteurs
D'une montagne

Où l'air ambiant
Apaise et soigne
Ainsi tu comprends
Pourquoi je m'éloigne

De ces terres hantées
Par l'ignorance
Où ma volonté
Est ma délivrance

Qui me mène à elle
Fleur de mes pensées
Coeur fidèle :
Mon astre, ma moitié.
 
Richard MAGGIORE
Extrait de mon recueil "Mémoires d'ombres et de lumières",
Copyright 2001.

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Spectacle de danse "Les chemins de l'existence", au Hall de Paris - Moissac (82).

Publié le par ricmag

Spectacle de danse "Les chemins de l'existence", au Hall de Paris - Moissac (82).

Dans le cadre d'un spectacle de danse qui a eu lieu en décembre 2008 dans la ville où je réside, il m'a été demandé d'écrire un texte afin d'illustrer ses différents tableaux.
Ce spectacle évoquait l'existence et les multiples étapes qui la jalonnent, en six thèmes principaux ; j'ai donc écrit le texte qui suit, qui fut lu durant son déroulement.
Il m'a paru être une bonne idée de vous faire partager mes quelques vers, que j'ai rassemblés sous le titre générique « Les chemins de l'existence ».
 
La vie

La vie s'éveille en moi
Le sang coule dans mes veines
Mon coeur, si fort, bat
Prêt à ressentir bonheurs et peines

L'air se diffuse en moi
Et tout mon corps s'anime
A l'affût des premiers émois
Qui, de la vie, sont le rythme


Le regard

Mes yeux s'ouvrent au monde
Son énergie m'envahit
Toutes ses couleurs m'inondent
De mille émotions, mon esprit se remplit

Mon regard se nourrit des paysages
Qui défilent devant moi
Comme autant de visages
Accrochés au bout de mes doigts


La rencontre

Lorsque je te croise
Mon regard ne te quitte plus
Je plonge dans tes yeux turquoise
Et à tes lèvres, reste suspendu

Quand nos deux corps se frôlent
Je ressens une joie immense
Les battements de mon coeur s'affolent
Dès que tu es en ma présence


La douleur

J'ai le mal de vivre
Je souffre d'aimer
Je suis soûle, je suis ivre
Mes larmes ne cessent de couler

Ma douleur est immense
Quand tu n'es pas là
Si pesante est ton absence
Je suis perdue, loin de tes bras


La foi

Sur les chemins de la vie
Je tracerai ma voie
Je guiderai mon esprit
Jusqu'aux portes de la foi

Sur les chemins de l'existence
Je tracerai ma route
Je supprimerai les distances
J'effacerai tous mes doutes


La force

Je reprendrai des forces
Empli d'une pure énergie
Qui sera bientôt l'amorce
D'une nouvelle vie

Je retrouverai l'élan
Qui me mènera vers la lumière
Où les souffrances d'antan
Ne seront plus que poussière


La paix/La joie

Je retrouverai le silence
Au son de l'éternité
Ma foi en l'existence
Aura su, jusqu'à toi, me guider

La joie sera mienne
Je serai de nouveau libre
Loin de toutes ces peines
Qui m'empêchaient de vivre...

La vie et la mort
Sont à jamais liées
La paix est le meilleur sort
Qui puisse nous être réservée.

Richard MAGGIORE
Eté/Automne 2008

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L'ange déçu

Publié le par ricmag

L'ange déçu

L'ange déçu

Partition

Tel un acrobate
Je surmonte l'obstacle
Je circule sur le fil
De ma vie qui défile

Je m'accroche au rideau
Qui s'ouvre sur la scène
Où se jouent des morceaux
De mes joies, de mes peines

J'escalade le mont
Qui conduit au pays
De nos vieux démons
Coincés au fond des nuits

Où s'agitent en silence
Vos âmes prisonnières
Entre rire et souffrance
Je prêche en solitaire,

Je ne suis qu'un ange,
Un ange déçu
Qui vit et s'arrange
Pour exister, nu

Ce qui m'éclaire
Se trouve à l'intérieur
Au sein d'une aire
Où vibre mon coeur

Dépourvu de chaînes
Mon être s'ébat
Sans grande peine
Se meut et perçoit

Le mécanisme
Dont le mouvement
Tel un séisme
Secoue les éléments

Où brûle sans fin
Le feu éternel
Que je détiens :
Phare universel !

Je ne suis qu'un ange,
Un ange déçu
Qui voit et dérange
Les idées reçues


Rétrospection

Je traverse le temps
Cherchant le moment
Où tout s'anima
Pour la première fois

Je guette l'instant
De la grande communion
D'où partit l'élan
Initiant la Création

Je lance un regard
Sur l'espace infini
Fait de blanc et de noir
Entre enfer et paradis

Quand Lumières et Ténèbres
Entament leur danse
D'un pas joyeux ou funèbre
A l'image d'une transe

Qui accorde au monde
Sa pulsation intime
A la fois mortelle et féconde
Où les sommets côtoient l'abîme...

Je m'y laisse alors guider
Au son de l'éternité
A l'occasion
D'une rétrospection,

Je ne suis qu'un ange,
Un ange déçu
Qui vit et s'arrange
Pour exister, nu,
Je ne suis qu'un ange,
Un ange déçu !
Qui voit et dérange
Les idées reçues.

Richard MAGGIORE
Extrait de mon recueil "Mémoires d'ombres et de lumières",
Copyright 2001.

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Stella

Publié le par ricmag

Stella

Stella

Et Stella s'endort
Sur ses rêves perdus
Songeant encore
A son passé tordu

Où les ombres défilent
En ordre serré ;
Elle marche sur le fil
De sa vie noyée

Au fond de ses peurs
Qui toujours la dérangent
Pour soigner sa douleur
Elle invoque les anges,

Et je la regarde
La désire si fort
Que mon coeur s'attarde
Sur ses yeux couleur d'or,

Et Stella s'endort
Pour que tout s'apaise
Espérant encore
Que ses maux se taisent
Et Stella s'endort
Tournée vers le ciel
Où se joue le sort
De tous les mortels,

Elle vit dans le doute
A jamais enchaînée
A ce qu'elle redoute
Etre abandonnée

Dans un monde obscur
Où sa réalité
La place au pied du mur
Face à la vérité

De sa nature enfouie
Dans les profondeurs
De son esprit
Fait de rires et de pleurs,

Elle souffre en silence
Cache ses blessures
Sous quelques fragrances
Du rimmel sur sa figure,

Et Stella s'endort
Rêvant d'abord
A des temps meilleurs
Où le mal se meurt
Et Stella s'endort
Au coeur de la nuit
Où s'agitent encore
Les démons de sa vie.

Richard MAGGIORE
Extrait de mon recueil "Mémoires d'ombres et de lumières",
Copyright 2001.

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Moissac, aux mille visages

Publié le par ricmag

Moissac, aux mille visages

Moissac, aux mille visages

Moissac, ville où coulent les flots
Du Tarn et du Canal du Midi
Où se meuvent, conquis, les bateaux
Qui te visitent, ô toi, cité fleurie !

Moissac, ville aux mille saveurs
De tes fruits, riches du soleil,
Qui ornent tes coteaux enchanteurs
Où poussent Chasselas, et autres merveilles,

Moissac, toi qui as su résister à l'infamie
Quand le mal rôdait tout près de toi
Tu as su recueillir, sans crainte, celui
Que l'on persécutait pour sa foi,

Moissac, cité au cloître magnifié
Tu fascines le voyageur envoûté
Par les nuances et la beauté
De tes paysages, hiver comme été

Moissac, aux mille visages
Reflets de tes siècles d'histoire
Dont tu portes, fière, l'héritage
Toi qui ouvres la voie du Quercy noir

Moissac, ma ville bienheureuse
Tu as plus d'un tour dans ton sac
Sous le doux regard de Marie Gracieuse
Quand tu t'offres à la vie, ô Moissac !

Richard MAGGIORE
Texte paru dans la revue « Vent d'Autan poétique »,
Juin 2006.
 
 

Moissac, aux mille visages

Un article de presse paru à cette occasion

(La Dépêche du Midi édition du Tarn-et-Garonne - mars 2006)

 

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L'arbre et la forêt

Publié le par ricmag

 L'arbre et la forêt

Je suis comme cet arbre
Qui jamais ne ploie
Lorsqu'en ces temps barbares
La tempête s'abat

A la surface d'un monde
Frappé de mille effrois
Quand l'orage gronde,
Notos et Borée se déploient

Soufflant parmi les forêts
D'une Terre en mutation
Semant désordres et regrets
Au milieu des tourbillons

Qui entraînent les hommes
Vers leur ultime demeure :
Bienvenue au royaume
De Thanatos et de ses soeurs

Qui président à la destinée
De toute l'humanité
Nos vies sont leur territoire :
On les nomme les Moires ;

Je suis comme cet arbre
Qui reste enraciné
Malgré les coups de sabre
Que les vents ont pu lancer

A travers les grandes plaines
De nos existences
Jetant souffrances et peines
Dans leurs macabres danses

Emportant vers l'obscurité
Ceux qui n'ont su résister
Aux assauts de Typhon
Rugissant tels cent lions

Me laissant, dès lors, seul, dressé
Près de ces champs dévastés ;
Car à ces frêles forêts-là
Je n'appartiens... toujours pas !

Richard MAGGIORE
Extrait de mon recueil "Mémoires d'ombres et de lumières",
Copyright 2001.

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Les ailes déployées

Publié le par ricmag

 
Les ailes déployées

Libération

Dans ce ciel obscur
Que je vois s'étendre
D'étranges murmures
Se font entendre

Je jette un oeil
Sur la face cachée
De ce soleil en deuil
De noir drapé

Les ailes déployées
Je m'envole en silence
Au-dessus des vallées
Je prends de la distance
Les ailes déployées
Vers les cieux, je m'élance
Bien au-dessus des prés
Des monts, des plaines : je danse

De nouveaux domaines
Se présentent à moi
Nuit, tu es la reine
Je veux être le roi

De ces contrées perdues
Au bord de nulle part
Où des ombres nues
Se mêlent au brouillard

Les ailes déployées
Je vogue avec aisance
Vers ces terres oubliées
Je suis en partance
Les ailes déployées
Dans l'Absolu, j'avance
J'atteins la vérité
Je libère mes sens


Rébellion

De quelle armée es-tu ?
Mon ange rebelle
Contre qui luttes-tu ?
Quand tu déploies tes ailes

Au milieu des nuées
Où tu t'élances, ardent
Prêt à chavirer
Du côté du Levant

Où le soleil t'éclaire
En accord majeur
Avec tes célestes frères
Divins ambassadeurs

De la cause absolue
Pour laquelle tu te bats
Fais qu'un jour l'Elu
Revienne ici-bas

A moins que tu ne sois
Qu'un suppôt volontaire
Au service du roi
De toutes les misères

Qui étend son empire
A travers l'univers
Où j'entends dire :
« Le mal est nécessaire ?! ».

Richard MAGGIORE
Extrait de mon recueil "Mémoires d'ombres et de lumières",
Copyright 2001.

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Revue "Vent d'Autan Poétique"

Publié le par ricmag

Vent d'Autan Poétique (V.A.P.)
 
Comme je l'ai précisé, j'ai participé durant dix ans à une revue littéraire de qualité qui proposait dans ses pages
Revue "Vent d'Autan Poétique"
des textes d'auteurs régionaux, choisis avec soin.
 
On pouvait y trouver des poésies de différents styles (classique, prose, etc.), mais aussi, entre autres, des contes et nouvelles, une tribune ainsi que des textes en langue occitane.
 
 
Revue "Vent d'Autan Poétique"
 
 
V.A.P. était une belle revue, éditée de 1984 à 2013 sous l'égide de la délégation Midi-Pyrénées (maintenant Occitanie) de la Société des Poètes et Artistes de France (la S.P.A.F, qui célébrait en 2020 ses 60 ans d'existence). La Directrice de cette revue, durant vingt-cinq ans, fut Madame Francine Aragon, qui en reprit le flambeau après la disparition de son mari Roger Aragon, poète et créateur de V.A.P..
 

Revue "Vent d'Autan Poétique"

 
Ci-après, on peut découvrir un article datant du "Printemps des Poètes" 2010, extrait du magazine municipal de la ville de Montech (où se trouvait le siège de la revue, en Tarn-et-Garonne), faisant l'historique de "Vent d'Autan Poétique" et montrant son comité de lecture, dont Mme Francine Aragon, Directrice de la revue, M. Claude Vernick, alors délégué Midi-Pyrénées de la S.P.A.F, et moi-même, délégué pour le département de Tarn-et-Garonne (la "S.P.A.F. 82").


Revue "Vent d'Autan Poétique"

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"Les parfums de sa vie (je l'ai tant aimée)" de Art Mengo

Publié le par ricmag

Allez, après ces quelques lectures, un nouveau petit intermède musical, avec un artiste français, Art Mengo, et sa première chanson (et tube) sortie à la fin des années 80, intitulée Les parfums de sa vie (je l'ai tant aimée).
Beau morceau (ici dans une version acoustique).

Bonne écoute ! (Cliquer sur le lien.)

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Les Passagères du Temps

Publié le par ricmag

 
Les Passagères du Temps

Et je vais prier
Sur les tombes de celles
Qui s'en sont allées
Telles des hirondelles

Fuyant des vents
Humides et froids
Qui glacent le Temps
Où les Nombres sont rois,

Et je vais déposer
Sur la tombe d'Adèle
Quelques fleurs coupées
Couleur d'aquarelle
 
Exhalant dans l'air
Des senteurs pastel
Au coeur des mystères
Que l'espace recèle

- Elles nous ont laissés,
Phares du ciel,
Elles qui furent si belles,
Cybèle, Adèle,
Qui ont ouvert leurs ailes
S'élançant vers l'Ailleurs
Où leurs âmes rebelles
Danseront en choeur...

Et je vais semer
Au nom de Cybèle
Mes oraisons sacrées
En ce monde infidèle

En proie à l'ignorance
Qui trouble les esprits
De millions d'hommes, en errance
Prisonniers de leurs vies

Plongées dans l'illusion
D'une réalité tronquée
Synonyme d'exclusion
Pour des existences traquées

Par la Garde Infernale
Qui recouvre l'univers
De son ombre fatale
Où se meuvent les Passagères...

- Elles nous ont quittés
Etoiles jumelles
Traversant la Voie Lactée
Jusqu'à la Terre Eternelle
Où les attendent, fidèles,
Leurs compagnes d'exil
Flammes spirituelles
D'un feu cosmique et subtil

Là où cohabitent
En totale harmonie
Planètes et satellites
Dans un océan d'énergie :

Astres immatériels
Se mêlant à l'Infini
Lors d'un élan sacrificiel
Qui les mène au Paradis,

Voici les Passagères,
Les Messagères du Temps
Qui l'ombre d'un instant
Changent d'atmosphère

Pour se fondre, entières,
Dans le Cosmos illimité
Qui sert de cimetière
A ces lumières vénérées...

- Ce sont les Passagères,
Les partisanes d'un moment
Où toutes les frontières
Se dissolvent dans le Néant
Laissant la place
A un décor étincelant
Que sillonnent, fugaces,
Les étoiles du firmament :

Ce sont les Passagères,
Les Passagères du Temps !

Richard MAGGIORE
Texte paru dans la revue "Vent d'Autan poétique",
Mars 2003.

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