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Le chant des sirènes

Publié le par ricmag

Le chant des sirènes

Le chant des sirènes

Etendu sur la longue plage
Des mes antiques souvenirs
J'entends au loin de gracieux bavardages
Qui m'invitent à repartir

Prendre à nouveau la mer vers le grand large
Et voir celles qui m'appellent
De leurs chants mélodieux et sans rage
Elles me poursuivent et m'ensorcellent ?...

Comme Ulysse et son équipage
Voguant parmi des flots agités
Dois-je succomber aux beaux ramages
De ces demoiselles ailées

Ou passer mon chemin sans tarder
En oubliant ces doux refrains
Qui pourraient bientôt m'emporter
Vers celles qui signeraient ma fin

Célestes enchanteresses
Aux griffes acérées
A l'affût de marins en détresse
A qui elles réservent leurs mélopées

 
Voyant en eux d'idéales proies
Capables d'assouvir leur faim ;
Non ! Je ne les suivrai pas
Sache que tel n'est pas mon destin

Car de ces maudites sirènes-là
Je ne veux et ne voudrai pas,
Préférant alors marcher sur les traces
De mes chères Muses qui m'offrent une place

M'accueillant ainsi dans leur royaume
Où je peux être sans danger
Ce que je suis : Moi, plus qu'un homme,
Une entité sauvage... et libérée !

Richard MAGGIORE

Extrait de mon recueil "Mémoires d'ombres et de lumières",
Copyright 2001.


 

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L'arbre et la forêt

Publié le par ricmag

 L'arbre et la forêt

Je suis comme cet arbre
Qui jamais ne ploie
Lorsqu'en ces temps barbares
La tempête s'abat

A la surface d'un monde
Frappé de mille effrois
Quand l'orage gronde,
Notos et Borée se déploient

Soufflant parmi les forêts
D'une Terre en mutation
Semant désordres et regrets
Au milieu des tourbillons

Qui entraînent les hommes
Vers leur ultime demeure :
Bienvenue au royaume
De Thanatos et de ses soeurs

Qui président à la destinée
De toute l'humanité
Nos vies sont leur territoire :
On les nomme les Moires ;

Je suis comme cet arbre
Qui reste enraciné
Malgré les coups de sabre
Que les vents ont pu lancer

A travers les grandes plaines
De nos existences
Jetant souffrances et peines
Dans leurs macabres danses

Emportant vers l'obscurité
Ceux qui n'ont su résister
Aux assauts de Typhon
Rugissant tels cent lions

Me laissant, dès lors, seul, dressé
Près de ces champs dévastés ;
Car à ces frêles forêts-là
Je n'appartiens... toujours pas !

Richard MAGGIORE
Extrait de mon recueil "Mémoires d'ombres et de lumières",
Copyright 2001.

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