• Aérozone

     
    Aérozone

    Là, tu les vois
    S'entrouvrir à toi
    Les champs célestes
    Ni maux, ni peste

    Tu entends au loin
    Une voix qui t'appelle
    Qui te dit : « viens
    Et déploies tes ailes ! »

    Ainsi tu rejoindras
    Amie, endors-toi
    La noble gloire
    Des anges du soir

    Qui de leurs plumes
    Soigneront tes plaies
    Comme l'écume
    D'un océan défait,

    Anges, éclairez-moi
    De votre bel éclat
    Emportez-moi
    Vers ces lieux sans lois

    Je veux partir
    Redécouvrir
    Ces doux royaumes
    Où les roses embaument :

    Se libérer des terres
    Enfin toucher le ciel
    En s'entourant de l'air
    Se sentir éternel

    Au milieu des songes
    D'une nuit étoilée
    Où les âmes s'allongent
    Avec Hypnos, l'exilé ;

    Et si l'on rêvait
    Si l'on s'endormait
    Allons nous poser
    Dans les bras de Morphée,

    Dès lors nous ferons
    Le grand tour du monde
    Pour quelques pleurs
    Ou pour en rire

    Et nous irons
    Jusqu'au bout du monde
    Pour le meilleur
    Ou pour le pire

    Au bout du monde,

    Venez me retrouver
    Dans l'Oasis
    Venez me rencontrer
    En Terre Promise

    Au bout du monde,

    Venez contempler
    Le feu qui m'anime
    Flammes sacrées
    Lumière sublime,

    Au bout du monde
    En zone aérienne
    Que mes paroles fécondes
    Sans peine, vous mènent
    Jusqu'à la place originelle
    Dédiée à ceux qui savent
    Que la vie est plus belle
    Hors de ses entraves...

    Richard MAGGIORE
    Extrait de mon recueil "Mémoires d'ombres et de lumières",
    Copyright 2001.

     


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  •  
     
    Célébration

    I

    Tu te réveilles
    Au milieu de flammes
    Qui sont pareilles
    A de fines lames

    Qui opèrent
    Ton esprit éteint
    Que la lumière
    Désormais atteint

    Comme un serpent
    Elle se faufile
    A chaque instant
    Tisse le fil

    Qui forme en toi
    Le réseau intime
    Où grandit la foi
    Que ta pensée anime

    De mille éclats
    - Serviteur fidèle
    Nouveau soldat
    De la guerre éternelle

    Qui agite
    L'entière création
    Et t'invite
    A la célébration

    II

    Des sentiments
    Qui façonnent le monde :
    Fait de néant
    De sources fécondes

    Où s'entremêlent
    Passions ardentes
    Pulsions rebelles
    Et visions naissantes

    En plein accord
    Avec l'espace
    Où plonge ton corps
    Dont le temps s'efface,

    Il ne reste plus
    Qu'à récolter
    Le fruit confus
    De tes pensées

    Où je peux lire
    A volonté
    Le meilleur, le pire
    A la croisée

    Des voies célestes
    Où passent les sillons
    Qui attestent
    D'une Célébration.


    Richard MAGGIORE
    Extrait de mon recueil "Mémoires d'ombres et de lumières",
    Copyright 2001.


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  • Belle comme la nuit

    Belle comme la nuit

    Sous la clarté des étoiles
    Je devine ton visage
    La lune ôte son voile
    Avec elle, je pars en voyage

    A travers l'espace infini
    Je glisse au-dessus des nuages
    Et monte jusqu'au paradis
    Où je te retrouve, mon ange

    Tu es belle comme la nuit
    Ton regard brille au firmament
    Et l'univers tout entier luit
    Tel un immense feu ardent

    La lumière jaillit de tes yeux
    Comme du ciel constellé
    Par ces milliers d'astres fiévreux
    Qui illuminent la Voie Lactée

    Je me pose contre ton corps
    Et me laisse aller sur ses courbes
    Je navigue jusqu'au bord
    De tes lèvres qui s'entrouvrent

    Tu es belle comme la nuit
    Devant toi, je suis désarmé
    Je plonge dans ta chevelure de suie
    D'où je ressors, libéré !

    Richard MAGGIORE

    Texte paru dans la revue « Vent d'Autan poétique »,
    Septembre 2007.
     

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  • Le corbeau

     
    Le corbeau

    Du haut de mon épaule
    Il contemple le monde
    C'est son plus beau rôle
    Il guette, il scrute, il sonde

    Perché sur la corniche
    Il saisit la nature
    De ce qui s'affiche
    Devant ses yeux, sa hure,

    Oiseau en habit sombre
    Tu joues avec ton ombre
    Que tu projettes sur Terre
    Au gré des courants d'air,

    Explorateur céleste
    Qui dévore l'espace
    Quand il lâche du lest
    Pour gagner sa place

    Au royaume des princes
    Du ciel et des étoiles
    Que les nuages rincent
    Et que la nuit dévoile,

    Oiseau en habit sombre
    Tu sors de la pénombre
    Que les arbres dessinent
    Sur tes plumes si fines

    Lorsque s'ouvre à toi
    L'étendue sidérale
    Dont tu veux être le roi
    Toi, le voyageur orbital

    Qui prends de l'envergure
    En touchant ces hautes contrées
    Où tu changes d'allure
    Devenant maître des nuées

    A la parure d'or
    Quand tu promènes ton corps
    Jusqu'à l'astre solaire
    Où tu retrouves tes frères

    Qui dominent de leurs ailes
    L'homme et ses querelles
    Auxquelles tu peux échapper
    Toi, fait ange d'éternité.

    Richard MAGGIORE
    Texte paru dans la revue "Vent d'Autan poétique",
    Juin 2003.

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  • Allez, après ces quelques lectures, un nouveau petit intermède musical, avec un artiste français, Art Mengo, et sa première chanson (et tube) sortie à la fin des années 80, intitulée Les parfums de sa vie (je l'ai tant aimée). Beau morceau (ici dans une version acoustique).
    Bonne écoute !
     

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  • Le chant des sirènes

     
     
    Le chant des sirènes

    Etendu sur la longue plage
    Des mes antiques souvenirs
    J'entends au loin de gracieux bavardages
    Qui m'invitent à repartir

    Prendre à nouveau la mer vers le grand large
    Et voir celles qui m'appellent
    De leurs chants mélodieux et sans rage
    Elles me poursuivent et m'ensorcellent ?...

    Comme Ulysse et son équipage
    Voguant parmi des flots agités
    Dois-je succomber aux beaux ramages
    De ces demoiselles ailées

    Ou passer mon chemin sans tarder
    En oubliant ces doux refrains
    Qui pourraient bientôt m'emporter
    Vers celles qui signeraient ma fin

    Célestes enchanteresses
    Aux griffes acérées
    A l'affût de marins en détresse
    A qui elles réservent leurs mélopées

    Voyant en eux d'idéales proies
    Capables d'assouvir leur faim ;
    Non ! Je ne les suivrai pas
    Sache que tel n'est pas mon destin

    Car de ces maudites sirènes-là
    Je ne veux et ne voudrai pas,
    Préférant alors marcher sur les traces
    De mes chères Muses qui m'offrent une place

    M'accueillant ainsi dans leur royaume
    Où je peux être sans danger
    Ce que je suis : Moi, plus qu'un homme,
    Une entité sauvage... et libérée !


    Richard MAGGIORE
    Extrait de mon recueil "Mémoires d'ombres et de lumières",
    Copyright 2001.



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  • Sibilla

    Sibilla

    Que vont te dire les dieux, ce soir
    Quand tu auras su maîtriser le hasard
    Et faire émerger de ta mémoire
    Celle de l'univers, derrière ce brouillard

    Qui cache la véritable nature des choses
    Occultant par conséquent leurs réelles causes
    Qui ne deviennent visibles qu'à ceux qui osent
    Au regard du monde, y faire une pause,

    Et que vont t'apprendre les étoiles, cette nuit
    Quand tu pourras saisir dans l'espace infini
    Les secrets les plus intimes de la vie
    Dont tu sais deviner l'harmonie

    Toi, qui as reçu du ciel et de ses Maîtres
    Le don de voir le destin de tous les êtres
    Par ton esprit qui s'ouvre, telle une fenêtre,
    Sur la Vérité, au-delà du paraître,

    Visiteuse inspirée du Cosmos
    Où tu croises la route de Thanatos
    Traversant aussi le royaume d'Eros :
    Tu sauras dès lors que l'amour et la mort y font négoce

    En se partageant les terres de vos existences
    Où vous n'êtes, humains, que des corps et des âmes en errance
    Loin, si loin de mes références
    ...Car de tout cela, Sibilla, je connais le sens !


    Richard MAGGIORE
    Texte paru dans la revue "Vent d'Autan poétique",
    Juin 2004.

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  • Cheval fou

    Cheval fou

    Dis-moi, d'où viens-tu
    Mon bel animal
    A qui appartiens-tu
    Es-tu sage ou bestial ?

    Tu files à travers champs
    Pour caresser les cieux
    La crinière au vent
    Es-tu charnel ou de feu ?

    Comme un cheval fou
    Tu joues les Pégase
    Tu effraies les loups
    Le ciel, tu embrases
    Comme un cheval fou
    Tu cours l'horizon
    Emporté, presque soûl
    Par ce désir d'évasion

    Tu dépasses les frontières
    Tu touches à l'essentiel
    Tu oses aller derrière
    Ce vain superficiel

    Divine créature
    Tu défies la raison
    Sans fard, ni rature
    Es-tu fidèle ou félon ?

    Comme un cheval fou
    A travers les étoiles
    Figure de proue
    Tu mets les voiles
    Comme un cheval fou
    Tu sillonnes l'espace...
    ...Juste un avant-goût
    De ce qui nous dépasse,

    Bienvenue sur la terre
    Des idoles perdues
    Armées passagères
    De nos rêves déçus

    Où tel un cheval fou
    Je m'élance au loin
    Me libérant ainsi du joug
    De ce monde ; enfin !

    Richard MAGGIORE
    Extrait de mon recueil "Mémoires d'ombres et de lumières",
    Copyright 2001.

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